Je deteste les dimanches.
Depuis toute petite, je n'aime pas ce jour de la semaine; tout est fermé, tout est moche, tout est gris... Le week-end touche à sa fin, la semaine va recommencer....
Pourtant, il a plutôt bien commencé. J'ai dormi chez Sam cette nuit, et on a fait une longue grasse matinée. Qui a fini par un calin, long et très agréable.
Je suis partie de chez lui à midi. Je devais bosser ma dissert'. Je l'ai fini d'ailleurs, ça fait du bien.
Je me suis aussi amusé à trier tous mes ticket de cinéma. Enfin, je dis tous mais il doit m'en manquer. Les premiers que j'ai date de novembre 1999. ça fait loin. J'étais au lycée, j'avais 15 ans. J'avais envie d'embrasser un garçon, je trainais beaucoup avec des copines. Je rêvais d'être journaliste. On allait parfois avec les copines à Paris le samedi après-midi. Je dis Paris, mais on se limitait aux Halles.
Que de changements depuis novembre 1999. Et pourtant, ce temps ne me parait pas loin du tout; c'était hier...
Ce soir, j'ai parlé un peu avec Sam sur MSN. Il était froid, distant. Je deteste ça. ça me blesse. Je pense qu'il est juste fatigué, mais moi je me sens juste rejeté. Oh, bien sûr, pas de reproches. Juste de la distance. Et moi, je suis trop accro à lui pour arriver à supporter cela sans douleur.
Il parait que lorsqu'on rencontre le grand amour, on le sait. Et moi, j'ai l'impression que c'est Sam. En fait, je le sais. C'est une évidence, parce que c'est lui qui donne un sens à ma vie. Si il disparaissait, je pense que je disparaitrai aussi.
En fait, il suffit d'écouter "l'hymne à l'amour" pour savoir ce que je ressens.
Quand les hommes vivront d'amour....